Fêtes et shopping de fin d’automne

Ici aux États-Unis, Halloween marque le coup d’envoi de la saison des fêtes. À partir d’Halloween, les jours s’écoulent en pente douce vers les fêtes de fin d’année. La froideur s’installe, les matins brumeux succèdent aux nuits glacées. Se lever le matin pour aller travailler devient de plus en plus difficile… Heureusement, les fêtes qui se bousculent pendant les trois derniers mois de l’année sont autant de moments de pause et de réconfort bienvenus.

Inconnu pendant mon enfance, Halloween est apparu en France depuis quelque temps. Mauvaise tête, j’ai toujours été réticente à me prêter au jeu du « trick or treat ». Je ne me reconnaissais pas dans cette tradition importée des États-Unis par pur mercantilisme à mon sens. Maintenant que je suis installée ici, adopter la tradition est un acte d’intégration. Alors on y va, piano piano. Première étape cette année : creuser des citrouilles pour réaliser des « Jack-o-lanterns ».

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Nous sommes encore loin d’égaler ces familles américaines qui font assaut d’inventivité pour décorer leur jardin d’accueil avec moult objets plus horrifiques les uns que les autres, sans oublier les gentilles araignées et leurs toiles enrubannant les moindres arbustes. Heureusement, je n’ai vu dans aucun jardin les horreurs présentées dans ce magasin Party City :

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Au contraire, les jardins décorés et illuminés donnent un avant-goût de Noël, et nous font oublier que l’hiver est en embuscade.

À peine a-t-on rangé les décors d’Halloween, qu’on se prépare à célébrer Thanksgiving. Ce que nos amis québécois appellent « Action de grâce » est à l’origine une fête chrétienne où l’on remerciait Dieu des bonheurs reçus pendant l’année. Aux États-Unis, les pères pèlerins qui fondèrent  en 1620 la colonie de Plymouth, au Massachussetts, furent à moitié décimés par le scorbut, et durent leur salut aux Indiens autochtones. À l’automne 1621, les colons décidèrent de célébrer leur première récolte par une action de grâce, et à cette occasion, invitèrent les Indiens à partager leur repas, où l’on servit de la dinde, en remerciement de leur aide. C’est à partir de 1863 que Thanksgiving fut observé tous les ans. En 1941, Franklin Roosevelt déplaça la date au quatrième jeudi du mois de novembre, pour permettre au peuple, éprouvé par une grave crise économique, d’avoir plus de temps pour effectuer les achats de Noël, espérant ainsi dynamiser l’économie.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Thanksgiving et http://en.wikipedia.org/wiki/Thanksgiving)

Est-ce donc grâce à (ou à cause de) Franklin Roosevelt que Thanksgiving est aujourd’hui le prétexte à un consumérisme effréné ? Le vendredi qui suit Thanksgiving est en effet appelé ici « Black Friday », et c’est un jour de soldes monstres dans tout le pays. La plupart des gens font le pont avec Thanksgiving, sauf bien sûr les commerçants. Donc tout le monde se rue dans les magasins, qui sont effectivement noirs de monde, à la recherche d’affaires fabuleuses. Et comme un jour ne suffit pas, on continue avec « Cyber Monday » le lundi suivant.

Vous me direz que c’est l’occasion de faire à moindres frais ses achats de Noël, qui arrive un mois après. Tiens, l’autre jour, je feuilletais le catalogue de Noël d’un centre commercial chic de la banlieue de Seattle. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous quelques pages :

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Vous avez remarqué comme les Américains aiment utiliser le français quand il s’agit d’évoquer le chic ? La France, pour eux, c’est chic et romantique… tant mieux ! Le plus drôle, c’est qu’en France on aime porter des T-shirts imprimés de messages en (mauvais) anglais, tandis qu’ici, c’est bien plus chic d’arborer un T-shirt avec un message en français… bien sûr !

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